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Avant d’aborder l’Évangile, il est important de le situer dans son contexte historique. Cela nous permettra de mieux le comprendre et d’acquérir une vision plus complète de l’histoire sacrée, et par extension, de l’histoire de la civilisation humaine.
La Bible se compose de deux parties: l’Ancien et le Nouveau Testament. L’Ancien Testament commence avec la création du monde par Dieu et se poursuit jusqu’à l’époque de Jésus-Christ. Ses principaux thèmes sont le monothéisme et l’histoire du peuple juif. Le Nouveau Testament parle du Christ lui-même et de Ses enseignements. Naturellement, le Nouveau Testament est plus important pour nous que l’Ancien, car le rôle de l’Ancien Tristement était de préparé l’humanité à la rencontre de Jésus-Christ.
Après la création du monde l’homme a péché et a été privée du paradis terrestre. Dès lors, toute l’histoire humaine se révèle en une lutte incessante entre le bien et le mal (qui domine toujours l’humanité): Caïn tue son frère Abel, Tubal-Caïn invente les armes, la civilisation humaine choisit la voie du mal, de la tromperie et de l’humiliation, l’idolâtrie apparaît, au point que Dieu décide d’exterminer l’humanité inutile et pécheresse par un déluge universel. Mais même après le déluge, lorsque le juste Noé et sa famille furent sauvés, l’humanité ne se détourna pas du mal. Finalement, elle s’enlisa tellement dans le polythéisme et l’idolâtrie que Dieu choisit un homme, le juste Abraham, dont il forgea le peuple juif. La mission de ce peuple est de préserver la foi en Dieu unique. Et toute l’histoire de l’Ancien Testament est le récit de la difficulté pour l’homme de lutter contre le péché et de mener une vie juste. Étonnamment, l’Ancien Testament n’est pas un récit idéalisé de justes s’élevant au-dessus d’un monde déchu et rendant un culte véritable à Dieu. Il s’agit d’une description réaliste et sans complaisance de l’homme pécheur, constamment aux prises avec le péché.
Puisque nous aborderons principalement la morale chrétienne, il convient de dire quelques mots sur les Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse, qui restent d’actualité. Les Dix Commandements, parfois appelés le «Décalogue», sont divisés en deux parties. La première partie comprend les quatre premiers commandements, qui traitent de la relation entre Dieu et les hommes. En voici leur enseignement en un résumé:
Le premier commandement: Dieu est unique. Il est strictement interdit d’adorer ou de croire en d’autres dieux.
Le deuxième commandement : Il est interdit d’adorer des images taillées des faux divinités, c’est-à-dire des idoles. Une idole est une représentation d’un autre dieu, issu du panthéon païen. Et nous souvenons somme loin de cette adoration. Mais il faut tenir compte, que toute autre passion pécheresse peut devenir un idole et commencer à obscurcir notre foi en Dieu. Pour certains, cela peut être l’argent, pour d’autres, le pouvoir, pour d’autres encore, le plaisir corporel, et bien plus encore.
Le troisième commandement: Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain. Cela signifie que tout ce qui est lié à Dieu doit être traité avec une grande révérence et un profond respect.
Le quatrième commandement: Consacre le dernier jour de la semaine à Dieu. Dans l’Ancien Testament, ce jour était le samedi; dans le Nouveau Testament, il est devenu le dimanche, jour de la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ.
Les six commandements restants concernent les relations entre les personnes. Les voici:
Le cinquième commandement: Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre. Honorer ses parents et tous ceux qui sont plus âgés que nous ou plus haut placés dans la société est essentiel non seulement à l’ordre social, mais aussi à notre propre bien-être.
Le sixième commandement: Tu ne tueras point.
Le septième commandement: Tu ne commettras point d’adultère (c’est-à-dire, tu ne tromperas point ton conjoint).
Le huitième commandement: Tu ne voleras point.
Le neuvième commandement: Tu ne mentiras point.
Le dixième commandement: Tu n’envieras point.
Tous ces commandements de l’Ancien Testament sont encore en vigueur aujourd’hui. Cependant, l’enseignement du Christ est encore plus sublime. Tandis que les commandements de l’Ancien Testament indiquent ce qui ne doit pas être fait, le Christ affirme que même le désir de faire ces choses est déjà un péché.
«Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.
Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère.
Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur.» (Mt, 5,21-22; 27-28).
Par ailleurs, le Christ a formulé ce qu’on appelle la règle d’or de l’amour, la voici:
«Et l’un d’eux, docteur de la loi, lui fit cette question, pour l’éprouver: Maître, quel est le plus grand commandement de la loi? Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes». (Mt, 22, 35-40).
Une autre fois Jésus a également dit: «Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.» (Mt, 7,12).