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Aujourd’hui, nous lisons la parabole du semeur. Elle répond à une question qui nous préoccupe souvent : pourquoi certaines personnes croient-elles en Dieu, fréquentent l’église, vivent chrétiennement, s’améliorent et renoncent au péché, tandis que d’autres ne le font pas ? Cette question nous concerne particulièrement lorsque ces personnes sont nos proches, notre famille, nos amis ou tout simplement de bonnes personnes. La parabole d’aujourd’hui répond non seulement à cette question, mais constitue aussi un avertissement pour nous, croyants et fidèles.
Ainsi, le semeur sème la semence. Nous avons tous cette image sous les yeux : un homme marchant dans un champ, un panier en osier à la ceinture, et d’un grand geste de la main, il sème la semence dans le champ. Le Christ a toujours puisé des images dans la vie quotidienne qui l’entourait, afin que son message soit plus compréhensible pour ceux qui l’écoutent. Les historiens et les interprètes des Saintes Écritures affirment que dans l’ancienne Palestine, les semailles se faisaient de la manière suivante : on semait d’abord les graines, puis on labourait le sol. Cette méthode présentait de nombreux dangers, et certaines graines ne germaient donc pas. Le Christ utilise ces dangers pour illustrer les réalités et les difficultés de la vie spirituelle.
La graine qui tombe sur la route, aussitôt dévorée par les oiseaux, est l’image de ceux que la parole de Dieu ne parvient pas à atteindre, et ce pour deux raisons. Leur âme est pratiquement piétinée par le péché ; de nombreux pieds sales, des sandales de péché et d’impureté spirituelle les ont piétinés, les rendant tels de l’asphalte ; rien ne peut pousser sur cette terre sous le soleil brûlant du sud. Cette personne est engluée dans le péché. Le péché est devenu son second « alter ego », sa seconde personnalité. Et c’est précisément ce qui est si terrifiant chez une telle personne, qui trouve du plaisir dans une vie aussi pécheresse ; il lui est impossible de vivre sans péché. Naturellement, lorsqu’une telle personne entend la voix de Dieu, elle refuse de changer ou d’abandonner ses plaisirs pécheurs ; elle reste sourde. Une deuxième raison apparaît alors : le diable, les anges maléfiques et les démons font tout leur possible pour étouffer la voix divine.
Le deuxième type de personnes est comme un sol rocailleux. C’est toujours de la terre, mais il est plein de pierres. Lorsqu’elles entendent l’appel de Dieu, elles peuvent parfois y répondre. Mais lorsque vient le temps d’une vie spirituelle sérieuse, lorsque la racine de la vie spirituelle repose sur la pierre pécheresse profondément ancrée en elles, ces personnes cessent de croire. Elles s’ennuient. Elles refusent également d’abandonner leur pierre intérieure, leur cœur de pierre. Et elles aspirent aussi à de nouvelles sensations. Au début, ces personnes fréquentent volontiers une église orthodoxe, mais elles peuvent ensuite s’intéresser au bouddhisme ou au sport, puis changer de profession et déménager dans une autre ville, s’intéresser à la littérature, etc. Et ces personnes ne s’enracinent jamais profondément nulle part. Elles ont tout vécu, ou du moins beaucoup, dans la vie, mais tout était superficiel.
Et donc le troisième type de personnes – vous et moi, ce sont des croyants. Les dangers suivants nous attendent : les soucis, la richesse et les plaisirs du monde. Ce sont ces mauvaises herbes qui peuvent étouffer la vie spirituelle à tout moment. Combien de fois entendons-nous dire que le travail, la garde des enfants ou autre chose empêche les gens d’aller à l’église ? Et la tentation de la richesse ne réside pas nécessairement dans l’abondance d’argent, qui est toujours rare, mais dans toute tentation physique, dans tout engouement pour les plaisirs corporels : de la nourriture et de l’alcool, à la fornication et à la débauche. Cela étouffe la vie spirituelle. Une telle personne est à moitié croyante et à moitié pécheresse, et ce péché la déforme de l’intérieur, introduisant une discorde et une dissonance flagrantes, l’empêchant de devenir un véritable chrétien.
Et finalement, c’est un bon chrétien qui porte du fruit, il est une semence qui pousse. Mais voyez comment : « dans la patience ». La vie spirituelle est très difficile. Ce ne sont pas les joies et les inspirations constantes de la grâce divine. Parfois, et même souvent, ce sont les choses banales, la sécheresse, le manque d’horizons spirituels, le travail constant, l’effort personnel et l’autodiscipline. Et c’est là que la patience et la constance dans la foi, dans la prière et dans les bonnes actions nous viennent en aide.
Que le Seigneur nous aide dans tout cela.