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Aujourd’hui, nous avons lu le premier chapitre de l’Évangile selon Matthieu, son début, qui contient la description de la Nativité du Christ. Puisque nous célébrerons bientôt cette fête, l’Église nous y prépare déjà.

L’Évangile commence par une généalogie. Pourquoi et dans quel but ? Valentina Kuznetsova, exégète et fille spirituelle du Père Alexandre Men, a judicieusement remarqué : « De nos jours, alors que la plupart des gens ignorent leur arbre généalogique et ne se souviennent tout au plus que du nom de leurs arrière-grands-parents, le début du premier Évangile, où figurent ces noms, paraît fastidieux et superflu. Par exemple, nombreux sont ceux qui, ayant décidé de lire l’Évangile pour la première fois et tombant immédiatement sur une longue liste de noms étranges, où, pour une raison obscure, des hommes engendrent des hommes, referment le livre dès la première page. » Ainsi, le but de la généalogie du Christ est simple : démontrer que le Christ est le Messie promis, annoncé depuis longtemps par Dieu. Dieu a promis que le Messie descendrait du roi David, et la généalogie le prouve éloquemment. L’évangéliste Matthieu a délibérément construit sa généalogie de manière à ce que chaque période historique compte 14 générations. Pourquoi 14 ? Il s’agit ici de guématrie. La guématrie est une méthode d’analyse des mots basée sur la valeur numérique des lettres qui les composent. En effet, dans l’Antiquité, la plupart des peuples n’utilisaient pas de symboles numériques distincts. Les nombres étaient représentés par les lettres de l’alphabet, dans l’ordre : « a » valait 1, « b » valait 2, « c » valait 3, et ainsi de suite. Ainsi, en hébreu, la somme des valeurs numériques des lettres du mot « David » est égale à 14. L’idée qu’un homme engendre un homme serait plus claire pour nous si on l’exprimait différemment : « Chez Abraham c’est Isaac qui est né, chez Isaac c’est Jacob qui est né », et ainsi de suite. Ainsi, l’évangéliste Matthieu a immédiatement démontré que le Christ est le messager de Dieu, que tout le monde attendait et espérait depuis longtemps.

La seconde partie du texte relate la naissance du Christ.

Joseph et Marie n’étaient pas encore mariés, il ont été simplement fiancés. Soudain, on découvrit que Marie était enceinte. Joseph, bien sûr, fut bouleversé, car il pensait que Marie lui avait été infidèle. Joseph était déjà un homme âgé, sage et bon. La tradition de l’Église rapporte qu’il avait environ 80 ans et Marie seulement 15 ou 16 ans. Selon la loi de l’époque, Joseph était tenu d’annoncer publiquement l’infidélité de Marie, de rompre leurs fiançailles et de la chasser de chez lui. Un sort terrible attendait Marie : soit la lapidation soit l’exil pout toujoursen terre étrangère. Mais le cœur bon de Joseph ne pouvait s’y résoudre ; il décida donc de renvoyer Marie en secret, afin que personne ne le sache. C’est alors qu’en songe, un ange apparut à Joseph et lui dit de prendre Marie pour épouse, car elle avait conçu par l’action du Saint-Esprit, c’est-à-dire de Dieu-même. L’ange annonça alors qu’elle enfanterait un fils et que Joseph l’appellerait Jésus, car il sauverait son peuple de ses péchés. Le nom hébreu « Yoshua » signifie littéralement « Dieu est secours et salut ».

L’évangéliste Matthieu cite ensuite le témoignage d’un des prophètes de l’Ancien Testament concernant la naissance du Messie, à savoir le prophète Isaïe. Ce prophète vécut sept siècles avant Jésus-Christ et, plus que tout autre, il écrivit sur le Messie, prophétisant à son sujet comme s’il l’avait vu de ses propres yeux : il parla de sa naissance, de sa prédication et de sa mort infamante. C’est pourquoi le prophète Isaïe est même appelé « l’évangéliste de l’Ancien Testament ». L’évangéliste Matthieu cite donc les paroles merveilleuses de ce prophète : « Voici, la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, ce qui signifie “Dieu est avec nous”.» La particularité de cette prophétie est que le fils naît d’une vierge, c’est-à-dire d’une jeune fille vierge. Mais cela est physiquement impossible ! Pourtant, le prophète parle précisément ainsi, car pour Dieu, tout est possible. Ainsi, la Vierge conçoit de Dieu, la Vierge enfante Dieu, et après la naissance de Dieu, elle demeure vierge. On objectera : « C’est irréaliste et impossible ! » Certes, pour les hommes, c’est impossible, mais le Fils né de la Vierge Marie n’est pas un homme ordinaire, il est Dieu-Homme, et c’est pourquoi tout s’est déroulé exactement comme l’a écrit le prophète. Dans la tradition orthodoxe, la Très Sainte Mère de Dieu est appelée la « toujours Vierge », c’est-à-dire « vierge à jamais ». C’est un miracle de Dieu, auquel nous croyons et lequel nous honorons. Deux autres sources en témoignent. La première est une source historique, le Protévangile de Jacques (chapitre 19), qui rapporte qu’après la naissance du Christ, la sage-femme Salomé examina Marie et confirma personnellement sa virginité. La seconde source est prophétique et symbolique. C’est la prophétie d’un autre prophète, Ézéchiel (qui vécut 600 ans avant Jésus-Christ), concernant les portes fermées du sanctuaire du Temple, par lesquelles le Seigneur passerait, mais qui resteraient closes (Ézéchiel 44, 1-3). Ces portes fermées par lesquelles le Seigneur est passé sont une prophétie symbolique de la virginité de la Mère de Dieu.

Joseph obéit à l’ange, épousa Marie et la prit chez lui, mais, en tant qu’époux, il ne la toucha pas. Lorsque Marie donna naissance à un fils, Joseph le nomma Jésus.

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