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Aujourd’hui, nous venons de lire la parabole du publicain et du pharisien. L’Église nous prépare au Carême. L’idée principale et le thème central de l’Évangile d’aujourd’hui est la repentance. La repentance est le commencement de la vie spirituelle. Rappelons-nous les premiers paroles du sermon de Jean-Baptiste : « Repentez-vous, car le royaume des Cieux est proche.»

La repentance est et demeure le fil conducteur et le critère essentiel de la spiritualité. Elle ne signifie pas, comme certains pourraient le croire, qu’une personne se repente d’abord, change, passe du mal au bien, puis mène une vie spirituelle en s’améliorant et en se perfectionnant constamment. Peut-être le pharisien pensait-il et croyait-il la même chose.

De nos jours, le mot « pharisien » a une connotation négative car les pharisiens n’aimaient pas le Christ. Qui étaient les pharisiens ? Il est difficile de trouver un équivalent moderne, mais cela correspondrait approximativement au monachisme contemporain. Les pharisiens, tout comme les moines d’aujourd’hui, menaient une vie spirituelle très rigoureuse : prière obligatoire, jeûne, observance de nombreuses règles, lecture des Saintes Écritures, et bien d’autres choses encore. De ce fait, ils étaient très respectés du peuple. Ils étaient considérés comme véritablement justes et agréables à Dieu, tout comme les moines le sont aujourd’hui. Le mot même de « pharisien » signifie « à part », c’est-à-dire différent des autres.

Ainsi, selon l’Évangile, le pharisien se tient dans le temple et prie. Si une personne sert Dieu, que pourrait-elle désirer de plus ? Elle est pleinement heureuse. Après tout, servir le Créateur procure un sentiment de plénitude dans la vie. Tel est le pharisien de l’Évangile. Il remercie simplement Dieu de ne pas être pécheur, de ne pas être comme les autres, de jeûner, de prier, de donner des offrandes (la dîme) et de fréquenter le temple. De l’extérieur, le pharisien semble juste, certes, mais selon les paroles du Christ, il apparaît comme un personnage négatif. Quel est donc son tort ? Que lui manque-t-il ? Le repentir. Il a cessé de se repentir. C’est pourquoi il est devenu arrogant et s’est cru supérieur et plus juste que les autres.

La véritable spiritualité est différente. De grands ascètes chrétiens sont véritablement devenus des saints, justes, se sont rapprochés de Dieu, ont accompli des miracles et ont prophétisé. Et quel en fut le résultat ? Ils se sont toujours considérés comme de grands pécheurs. Et c’est un paradoxe. Ces personnes qui étaient véritablement des saints, pour une raison ou une autre, se considéraient réellement comme de grands pécheurs. On peut expliquer cela par l’exemple suivant.

Imaginez-vous que vous vous trouvez dans une pièce sombre. Vous vous regardez. Vous semblez être habillé convenablement, même mieux que les autres, Vous portez un joli tailleur ou une robe élégante. Mais soudain, vous entrez dans la lumière. Et là, oh oui, il manque un bouton au bas de votre tailleur, ou le col de votre robe est légèrement défait. « Quel dommage ! Je pensais être bien habillé, mais en fait non ! » Et maintenant, on vous demande de vous tenir sous une lampe puissante pour recoudre un bouton. À votre grande horreur, vous remarquez que le bas de votre pantalon est taché de minuscules taches de saleté auparavant invisibles, et que le tissu de vos vêtements est légèrement froissé par endroits. Vous vous approchez alors encore plus de la lumière vive, et votre stupéfaction est immense ! Il s’avère que vos vêtements ne sont pas de véritables marques de mode comme « Lacoste » ou « Gucci », mais une banale contrefaçon ! Voilà ce qui arrive à ceux qui se rapprochent de la véritable lumière et de la sainteté de Dieu. Plus nous nous rapprochons de Dieu, plus nous comprenons notre indignité envers Lui. Autrement dit, la repentance doit toujours nous accompagner. Nous sommes indignes de Dieu et nous péchons sans cesse.

Voici l’exemple du publicain dans l’Évangile. Le publicain était un collecteur d’impôts, autrement dit, un employé du fisc. Qui aime le fisc ? Personne. Et à l’époque du Christ, les impôts étaient également perçus au profit d’une puissance étrangère, l’Empire romain, qui avait conquis Israël et la Judée. Et, pour ajouter à la saveur de l’histoire, comme on dit, ce collecteur d’impôts volait. Il exigeait plus que le prix demandé et gardait l’argent pour lui. Et le voici dans le temple. Humblement, il prie Dieu de lui pardonner. La parabole du Christ s’achève sur ces mots : « Et le collecteur d’impôts sortit du temple justifié, plutôt que ce pharisien. Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.» (Luc 18,14).

 

Par conséquent, premièrement, chérissons la repentance, et deuxièmement, ne jugeons pas même les plus grands pécheurs, même les plus désespérés. Qui sait, une larme ou un soupir sincère devant Dieu pourrait les rendre plus justes que nous. Amen.

 

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