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Aujourd’hui, nous célébrons la fête de tous les saints russes. Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises l’importance de cette fête. Mais aujourd’hui, je voudrais m’attarder sur un épisode crucial : le choix initial de la foi par le prince Vladimir de Kiev. Cet épisode est historiquement appelé « L’Épreuve de la foi ». On est à la fin du Xème siècle. À l’est de l’Europe, un nouvel État, la Rus’ de Kiev, voit le jour, dont la population reste, dans sa grande majorité, profondément païenne. Mais le prince Vladimir de Kiev comprend que le paganisme n’est pas une religion, que c’est plutôt des sagas populaires et une mythologie avec la déification des forces de la nature. C’est aussi une guerre civile constante, car chaque tribu possède son propre dieu, ce qui est la source de conflits et de guerres, sur la base de la question de savoir quel dieu est le plus fort. De plus, le paganisme est une absence totale de moralité et d’éthique. Les États entourant la Rus’ de Kiev étaient déjà très développés et possédaient des religions anciennes. Il s’agissait de l’islam chez les Bulgares de la Volga, du judaïsme chez les Khazars, et du christianisme en Orient et en Occident. Notre prince, égal aux apôtres, agit donc avec sagesse. Il ne se contente pas de choisir la religion qui lui plaît. Il réfléchit longuement et compare, « éprouve », comme on dit en slavon. L’épreuve de foi du prince Vladimir est décrite par le révérend Nestor le Chroniqueur dans la « Chronique des Années Révolues » (XIIe siècle). Voici ce qu’elle dit. En 986, des ambassadeurs des Bulgares de la Volga arrivèrent auprès du prince, lui proposant de se convertir à l’islam. Lorsqu’ils lui expliquèrent les rituels à observer, notamment l’interdiction de boire de l’alcool, le prince Vladimir répondit par la célèbre phrase : « Boire est la joie dans la Russie », après quoi il rejeta la proposition des Bulgares. Après les Bulgares, arrivèrent des ambassadeurs de Rome, envoyés par le pape. Lorsque le prince leur demanda ce qui était particulier dans leur enseignement, les catholiques répondirent qu’ils n’avaient pas de règles strictes de jeûne. Cependant, le prince Vladimir, n’appréciant pas ce manque de discipline chrétienne, leur répondit : « Retournez d’où vous venez, car nos pères non plus n’ont pas accepté cela. »

Ensuite, les Juifs khazars arrivèrent, proposant au prince Vladimir d’accepter le judaïsme. En réponse, le prince leur demanda où se trouvait leur patrie. Les Khazars furent contraints d’admettre qu’ils avaient perdu leur patrie et que Dieu les avait dispersés dans d’autres pays. Le prince Vladimir répondit : « Comment pouvez-vous enseigner les autres alors que vous-mêmes vous êtes rejetés par Dieu et dispersés ? Si Dieu vous aimait, vous et votre foi, il ne vous aurait pas dispersés dans d’autres pays : souhaitez-vous qu’il nous arrive la même chose ? »Puis un Byzantin arriva. La Byzance c’était lea nomination de la partie orientale de l’Empire romain, qui occupait les territoires de la Grèce et de la Turquie actuelles. Ici, la branche orientale du christianisme, à savoir l’orthodoxie, était totalement dominante. Le prince s’adressa avec beaucoup d’attention au Byzantin, que le chroniqueur russe surnommait le Philosophe pour sa sagesse. Le Grec orthodoxe expliqua au prince Vladimir l’histoire biblique et la foi chrétienne. Le prince apprécia beaucoup cette conversation, mais même après cela, il ne prit pas de décision définitive. Après avoir consulté les boyards, il décida d’envoyer des ambassadeurs auprès des différentes religions. La chronique ne précise pas l’opinion des ambassadeurs sur toutes les religions, elle mentionne seulement le résultat du voyage  des ambassadeurs auprès de la Byzance orthodoxe. Les ambassadeurs arrivèrent à Constantinople (aujourd’hui Istanbul), la capitale de la ville. Après avoir assisté à un office dans la cathédrale Sainte-Sophie de la Sagesse de Dieu, les habitants de Kiev furent profondément émerveillés. Ils ne pouvaient même pas imaginer à ce qu’ils assistaient : une église immense, un dôme s’élevant à l’infini comme le ciel, de magnifiques mosaïques dorées, de splendides icônes, des chants touchants et profonds, des processions, des bougies et des veilleuses allumées, l’odorat e tdes nuages ​​d’encens. Leur réaction restera à jamais gravée dans l’histoire, ils dirent avec joie au prince : « Nous ne savions pas où nous étions : au ciel ou sur terre. » Le prince Vladimir choisit donc le christianisme orthodoxe. Un argument supplémentaire en faveur de cette décision était que la grand-mère du prince Vladimir, la grande-duchesse Olga, avait également été baptisée orthodoxe. Dès lors, la voie orthodoxe de la Rus’ de Kiev était tracée.

En conclusion, je voudrais dire que Dieu touche le cœur humain de différentes manières, mais l’une des plus fréquentes et des plus répandues c’est par la grâce divine, qui réside dans une église orthodoxe et par la beauté spirituelle et par la profondeur de la liturgie orthodoxe. Amen.

 

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