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La dernière fois, nous avons abordé le Sermon sur la Montagne et on a parlé des trois premières Béatitudes :

« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les doux, car ils hériteront la terre. »

La béatitude suivante est : « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. » De quoi parle-t-elle ? Elle parle de la faim spirituelle, du fait que ressentir cette faim est une bonne chose. Parfois, nous sommes spirituellement « affamés », nous sentons notre âme assoiffée de la grâce de Dieu, de Sa vérité, de Sa parole. C’est comme s’il nous manquait quelque chose. Nous semblons avoir tout ce dont nous avons besoin, et la vie suit son cours normal, mais l’âme aspire à quelque chose, désire quelque chose de sublime, de céleste. Elle a soif de Dieu. Et alors, nous sommes attirés par l’église, nous voulons y fréquenter pour y prier, pour recevoir la Sainte Communion. Ou bien nous voulons simplement prier chez nous. Ou lire un texte spirituel. Ou parler avec une personne spirituelle, ou simplement avec un croyant. Tout cela relève de la soif spirituelle. Parfois, nous en sommes même un peu attristés, car nous ne savons pas comment étancher cette soif. Mais le Seigneur dit que c’est bon, qu’un tel désir est une bénédiction, qu’il est le signe d’une âme saine. Il existe un proverbe français : « La faim est une bonne maladie. » Et le Seigneur comblera toujours ceux qui Le cherchent, il les comblera dans cette vie et dans l’autre.

Ce qui est dangereux, c’est précisément autre chose : la complaisance, la satiété et la suffisance. Parfois vient une période quand telle ou telle personne est satisfaite de sa vie et de son monde intérieur. Elle a tout, elle ne désire rien de spirituel. Elle est pleinement contente (comme l’écrivait Pouchkine) « de lui-même, de son dîner et de sa femme ». Elle est spirituellement endormie. Ainsi, ces personnes, contrairement à celles qui ont soif de Dieu et le recherchent, souffriront inévitablement de famine spirituelle.

Il convient également de préciser qu’il ne faut pas confondre le désir de la vérité divine avec le prétendu « amour de la vérité » et lae jugement d’autrui. Certains, sous prétexte de vérité, se mettent à juge sans cesse les actions ou les manquements d’autrui. Ils masquent cela derrière leur soi-disant amour de la vérité, mais en réalité, ils laissent libre cours à leur malice. Un véritable chrétien ne condamnera jamais, en aucune circonstance, une autre personne, car il comprend parfaitement qu’il est lui-même imparfait et spirituellement malade.

Le commandement suivant est : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » Aider les autres, leur faire miséricorde, leur pardonner, partager avec eux : voilà ce que ce commandement nous invite à faire. Nous prions Dieu sans cesse en lui disant :« Seigneur, aie pitié de nous ». Nous demandons miséricorde de Dieu, le pardon de nos erreurs et de nos péchés, Son aide, qu’Il nous donne tout ce dont nous avons besoin. De même les gens qui nous entourent ont parfois aussi besoin de notre miséricorde : de notre pardon ou de notre aide. Et si nous les aidons ou leur pardonnons, Dieu aura également pitié de nous, Il nous pardonnera, et alors les autres nous traiteront de la même manière. Telle est la loi de la vie, la loi naturelle établie par Dieu : soyez miséricordieux envers les autres, et vous obtiendrez aussi la miséricorde.

La béatitude suivante est : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.» Qu’est-ce que cela signifie ? La pureté du cœur signifie la pureté de la pensée. Tout péché, toute impureté spirituelle commence toujours par la pensée : « Pourquoi ne le ferais-je pas ? », « Et si je me laissais aller un peu ?», etc. Et puis, nous mettons nos désirs pécheurs à exécution. Aussi, de telles pensées pécheresses doivent être immédiatement éradiquées, non acceptées, non entretenues, non gardées dans nos cœurs. Certains pensent : « Et alors si je l’ai pensé ? Je n’ai pas péché par l’acte ; je n’ai rien fait de mal.» Mais Dieu dit qu’un cœur qui abrite des pensées pécheresses sera aveugle ; il ne verra pas Dieu. Non seulement ces pensées obscurcissent le cœur et rendent spirituellement aveugle, mais à tout moment, si elles ne sont pas chassées, elles peuvent se manifester et se transformer en péché. De plus, nourrir des pensées pécheresses, c’est déjà pécher, car on commence à s’en délecter, à les savourer. Une telle personne s’éloigne de Dieu et devient spirituellement aveugle.

Le commandement suivant est : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.» Ce commandement comporte deux dimensions, deux interprétations étroitement liées. La première, la plus claire, est d’instaurer la paix sur terre, de ne pas rechercher les scandales ni les querelles, et de ne nuire à personne. Ne provoquez pas le mal ni la discorde, ne manipulez personne avec de mauvaises intentions. Efforcez-vous de réconcilier les belligérants. Ceux qui aspirent à la paix deviendront semblables au Fils de Dieu, car Il est venu sur terre pour réconcilier l’homme avec Dieu. Et la seconde dimension de ce commandement : vivre entièrement par et dans la grâce de Dieu. C’est-à-dire être parfaitement juste, ce qui, bien sûr, est un idéal atteint par très peu.

Ceci conclut la seconde partie des Béatitudes aujourd’hui.

Rappelons-les encore une fois :

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.» « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu.»

Amen.

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