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Aujourd’hui, nous avons écouté une partie du chapitre 6 de l’Évangile selon Matthieu. En réalité, tout le chapitre 6 est consacré à une seule idée, c’est que l’attachement aux biens terrestres étouffe la vie spirituelle de l’homme et lui empêche d’entrer dans le Royaume des Cieux. Cela est bien exprimé dans la phrase clé : « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

Le Christ nous met en garde contre le fait que, dans la poursuite des biens terrestres, les gens oublient l’essentiel : l’éternité. Ils ne veulent pas et ne désirent non plus obéir aux commandements de Dieu ; leur vie est dominée par l’égoïsme et la recherche des valeurs matérielles, de l’argent, des plaisirs et des biens — voilà leur but dans la vie. Cependant, la vie spirituelle et les attachements matériels sont incompatibles. Voici les paroles du Christ : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. » D’ailleurs, dans un évangile apocryphe, celui de Thomas, il semble que soit conservée une expression authentique du Christ : « Il n’est pas possible pour un homme de monter sur deux chevaux, ni de tirer deux arcs à la fois. »

Il est évident que si une personne ne croit pas en Dieu, alors ni Dieu ni l’éternité n’existent pas pour elle, cette personne ne vit que pour le matériel. Et c’est pourquoi elle cherche à profiter pleinement de cette vie. Mais passons directement au texte évangélique (Matthieu 6:19-34):

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

Dans ce discours du Christ, chaque mot est une perle spirituelle, une profondeur de sagesse divine. Mais je voudrais m’arrêter ici sur deux phrases :

La première : « Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? » Autrement dit, peu importe combien nous nous soucions de nous-mêmes — nous ne pouvons vraiment augmenter notre taille même d’un centimètre ou prolonger notre vie même d’un jour ; cela dépend entièrement de Dieu. Nous connaissons des milliers d’exemples quand des personnes accumulant des fortunes colossales mouraient impuissantes — ni médecins ni richesses ne pouvaient les sauver.

La deuxième phrase est tout simplement merveilleuse : « Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Combien de fois pensons-nous souvent à l’avenir et y consacrons tant d’efforts et de temps qu’on oublie de vivre ici-bas ! Et voilà que le futur arrive — tous nos plans s’effondrent comme un château de cartes — et en résultat nous avons gaspillé inutilement tant d’énergie et de temps. Il aurait été mieux de vivre dans le présent en remettant le futur entre les mains de Dieu.

Le chapitre 6 comporte aussi une seconde partie consacrée à la vie spirituelle : vivre spirituellement signifie faire l’aumône, prier et jeûner. Cependant, Jésus condamne clairement ceux qui déforment ces valeurs spirituelles — même ici, on voit comment certains « tricotent » leurs affaires : « Si tu forceras un stupide faire la prière, il va se casser le front », dit un proverbe.

Le Seigneur met en garde contre le danger lorsque la vie spirituelle devient un moyen d’atteindre des buts terrestres ou matériels : occuper une position importante dans la société ou en tirer divers avantages — penser uniquement à soi-même. Voici un exemple concret du temps de Jésus : un des pauvres demande l’aumône. Un pharisien important (croyant et riche Juif) s’approche avec un sou qu’il lui donne… mais avant cela il sort de sa sacoche une petite flûte pour jouer afin d’attirer l’attention sur lui-même afin que tout le monde remarque combien il est pieux.

Ensuite vient le jeûne : les gens se promènent avec des visages pâles et maigres, racontant qu’ils jeûnent sans viande grasse… « Ah ! Il fait un grand jeûne », dit-on ; « Tu vois comme il jeûne longtemps — quel héros ! » La vanité monte alors au cœur du jeûneur qui veut se montrer supérieur aux autres — devenir plus saint que les gens qui l’entourent ou comme on dit « plus saint que le pape de Rôme ».

Troisième exemple : « Père, conseillez-moi une prière spéciale pour que mes désirs soient exaucés ! Donnez-moi une prière puissante qui me préservera de tous mes ennemis et malheurs ! » Et Jésus dit : « Ne pensez pas que Dieu écoutera vos paroles si vous prononcez certaines formules magiques ». En réalité, Dieu regarde au cœur — Il entend non pas les mots mais ce qui se trouve dans le cœur humain. Après cela il nous donne la prière « Notre Père » — dont une condition essentielle est le pardon mutuel : si nous ne pardonnons pas aux autres hommes leurs fautes ou faiblesses, Dieu ne pardonnera non plus nos péchés.

Pour conclure, expliquons une phrase qui peut sembler être obscure au premier abord :

« La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ;mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

Alors comment comprendre cela ?

Ici il s’agit d’une orientation intérieure — lorsque notre âme se tourne vers Dieu elle sera illuminée par Sa lumière divine. L’âme est cette lampe spirituelle qui éclaire notre chemin de vie comme un œil qui permet à nous de voir clairement les choses. Mais souvent beaucoup de gens ont leur âme tournée ailleurs — et alors même cette partie divine en eux devient ténébreuse… Et si cette partie spirituelle devient ténébreuse, dans ce cas-là la partie matérielle devient encore plus sombre — « ténébres ténébrantes ».

Amen.

 

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